Cabaret Jazz – Gary Brunton

Par Alice Turquois|12 janvier 2024||0 comments

La MJC vous propose des cabarets jazz 3 fois par an. La première partie est assurée par les ateliers jazz de la MJC et suivie d’un groupe ou atelier en découverte. Le repas est inclus dans le prix.

Gary Brunton – Night Bus

Aller plus loin, être ouverts, être prêts à aller dans n’importe quelle direction, telle est la voie que suit l’artistes pour ce projet. Une intention qui accueille l’imprévu et la spontanéité, qui provoque, qui « ne cherche pas à être confortable » comme le souligne Gary Brunton, leader et compositeur assumé. Gary Brunton n’hésite pas à prendre des risques artistiques, à travers l’écriture et le choix du répertoire, se jouant des métriques, mêlant avec audace swing, groove rock, jazz valse, bossa nova, parfois à l’intérieur même d’un morceau, comme dans Mingus’ House, qui vient évoquer par une succession de parties distinctes la vie musicale de Charles Mingus, dont l’oeuvre et l’histoire ont profondément touché Gary Brunton. Il écrira même un texte à son effigie.

Le projet se situe donc au croisement de plusieurs esthétiques. D’abord, il y a la tradition : les trois musiciens ont croisé la route de ceux qui ont changé l’histoire du jazz. Gary Brunton a étudié avec Gary Peacock, Ray Brown, Dave Holland ; un de ses premiers souvenirs à Paris, lorsqu’il avait vingt ans, reste ses concerts avec Michel Graillier, qui lui avait partagé la grille d’accords de How Deep Is The Ocean qu’il jouait avec Chet Baker.

Dans cet opus, le groupe nous fait également part de son amour pour le rock et la pop anglo-saxonne. Ils ont tous grandi avec la musique des Beatles, des Stones et de David Bowie. Ce dernier, disparu il y a tout juste cinq ans, a toujours influencé Gary Brunton de par sa personnalité, sa grande ouverture musicale et ses constants changements de style. Il lui inspire deux reprises, dont l’immense Ashes to Ashes, vif souvenir de l’enfance du contrebassiste, qu’il reprend ici en solo, comme une parenthèse, introduit par une improvisation en forme de prélude, Once a Claret, qui met à l’honneur son instrument.

L’atelier de la MJC Le Swing dans tout ses états assurera la première partie de la soirée.

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